Myanmar The Smiling Land


mardi 30 mars 2010

Myin Ka; mardi 10 novembre 2009


Nwe Nwe et Shwe Sin(d'origine indienne, cette jeune femme gère la boutique RDS) nous accompagnent pour une ballade vers le village de Myin Ka, au nord de Kalaw. Quand elle ne travaille pas pour RDS, Nwe Nwe habite ici avec sa famille.
Le sentier se glisse dans une vallée étroite bordée de collines arrondies. Partout des champs égaient le paysage: arbres fruitiers, bananiers, pommiers, orangers, citronniers; champs jaunis par le sésame en fleurs, choux et choux-fleurs aux reflets bleutés, rizières jaunies, bosquets verts luisant de bambous; sols nus et rouges...
Au sommet de la colline, un temple abrite un Bouddha couché sur le dos. En-dessous de nous, le village de Myin Ka se blottit dans une vallée étalée, quadrillée de champs multicolores.
Nous entrons dans le village aux maisons de bois sur pilotis. Certaines, plus récentes, plus chères, sont bâties en brique. Nous nous rendons chez Nwe Nwe. Nous faisons la connaissance de son papa et de son grand-père qui travaillent à la construction d'un char à boeufs. Au marché, un tel engin vaut presque 800$. Dans la rudimentaire cuisine, Nwe Nwe nous prépare une soupe aux nouilles avec du chou-fleurs etdes oeufs dans une casserole posée sur trois briques, au-dessus du feu.
Nous nous promenons dans le village. Notre guide nous présente aux villageois que nous croisons. C'est le temps de moissonner le riz. Partout dans les champs, les paysans s'activent. Des hommes trient le bon grain de l'ivraie en provoquant des courants d'air avec des panneaux tressés. Des enfants emportent des liasses de paille sur un long bambou fiché sur 2 petites roues en bois. Des femmes coupent méthodiquement le riz par brassées qu'elles attachent avec une tige. Nwe Nwe nous explique comment s'y prendre. Nous nous courbons vers les céréales, rassemblons une poignée de tiges dans la main gauche tandis que la main droite s'efforce de sectionner notre récolte avec une faucille. C'est assez simple mais la position est pénible. Une femme nous explique que cela provoque de fortes douleurs aux reins, aux cuisses, aux bras. Vu l'étendue des rizières, elles n'ont pas fini de souffrir...
Lorsque nous arrivons à Kalaw, la nuit est déjà tombée.

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