Petit-déjeuner vers 7h45: une mohinga parfaite et des fruits: avocat, papaye, bananes.Aujourd'hui, c'est le jour du marché. Les marchés se tiennent chaque jour dans une ville différente. C'est facile de s'en souvenir avec "PHANK": Pindaya, Heho, Augban, Nantai, Kalaw.
Nous nous goinfrons d'odeurs, de couleurs, de saveurs, de rumeurs. Fruits connus ou mystérieux, légumes de chez nous et d'ailleurs, fleurs avec leurs racines. Poissons crus, séchés, vivants. Viandes. Epices en vrac. Thé des collines voisines. Vaisselle, outils, vêtements. Uniformes et matériel scolaires... Et quelques étals plus directement destinés aux touristes.
Nous achetons du curcuma, du piment en poudre, du piment émietté, des cacahuètes. Et je craque pour l'une de mes sucreries préférées: des cacahuètes enrobées de caramel. Un délice. J'en achète une grosse plaque. Du coup, la jeune femme rajoute quelques morceaux, offerts, avec un sourire complice.
J'aime les Birmanes.
Nous prenons le repas de midi au Shan Mar Lay: une soupe aux nouilles avec du poulet, une soupe avec du poulet et des boulettes de viande et une Myanmar Beer. C'est bon mais un peu fade. Et plutôt cher.
Vers 15h00, nous partons en direction du sud en mobylette avec Pitho et Ma Ei, les deux assistantes de Tommy . Nous quittons Kalaw par une route goudronnée. Puis nous nous engageons sur des sentiers pentus et cahoteux, aux ornières profondes et aux pierres saillantes. Nous grimpons des collines abruptes, boisées, traversons des vallées où se nichent des rizières.
Nous arrivons au village d'Inkhone. Dans une première maison, nous sommes invités à boire le thé et manger des oranges. Nous allons visiter la mini centrale hydroélectrique installée par RDS en contrebas du village. Nous traversons des plantations de citronniers, de théiers, de courges. Ici, toutes les maisons bénéficient de l'électricité, d'une arrivée d'eau dans la cour. Ici, chez les Shans, cela reste un privilège.
Nous mangeons chez le chef du village, un jeune homme. Sympa, très poli, extrêmement accueillant. Feuilles de thé, riz, légumes verts, pousses de bambou avec du piment, thé font immédiatement irruption. Et des biscuits pour dessert.
Nous nous rendons au prochain village. Trente minutes de marche à la lueur des torches, enrobées par le chant des insectes, sous un ciel débordant d'étoiles.
Nous assistons à une séance de "Non Formal Education". Ce sont des cours créés par l'Unicef et destinés aux enfants non-scolarisés. Apparaissent au générique: les notions d'hygiène, la communication entre les diverses ethnies, la contraception, le planning familial, les dangers de l'alcool, du tabac, des drogues, du betel. Au programme ce soir: la prévention du Sida. Les instructeurs usent de méthodes pédagogiques modernes et dynamiques. La participation des enfants est enthousiaste. Sous les regards intéressés des parents. Les résultats suivent.
Vers 22h00, nous rentrons nous coucher. Nous dormons chez le chef bien sûr, allongés sur une natte déroulée sur le plancher, enroulés dans une couverture.
La nuit est très fraîche. Sous le plancher, les buffles et les poulets.
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