Nous nous levons vers 7h00 et allons nous débarbouiller dans la cour. Le village est déjà actif. Nos hôtes nous servent du riz avec des légumes et de la soupe à la courge. Nous buvons du thé. Nous essayons de remercier nos hôtes mais ce n'est pas simple...Nous prenons le chemin du retour. Avec la rosée déposée par la nuit, le sol est glissant. Au moindre léger coup de frein, les mobylettes dérapent. Sur les parties les plus pentues, nous marchons tandis que nos deux amies roulent prudemment.
Nous arrivons à Kalaw peu avant 10h00. Nous rentrons à notre hôtel: douche et sieste.
Nous passons l'après-midi à "Imagine", la maison des enfants. Nous jouons avec eux. Nous leur distribuons les quelques jeux et livres que nous leur avons apportés. Ils comprennent très vite les règles de nos jeux occidentaux. Ou ils inventent très rapidement leurs propres règles. Nous savourons cet instant car ces enfants ont très rarement le temps de jouer.
RDS prend en charge une trentaine d'enfants. Pour beaucoup de famille, les coûts scolaires restent très élevés. De plus, l’éducation d’un enfant engendre la perte d’une force de travail pour les communautés. En accueillant ces enfants, RDS leur assure une éducation correcte, améliore leurs conditions de vie et celles de leurs familles. Ultérieurement, la communauté villageoise bénéficiera des expériences de ces enfants.
Nous prenons le repas du soir en leur compagnie: du poisson séché, des légumes verts savamment préparés, des haricotsparfumés et, luxe dû à notre présence, du poisson en sauce. Pour dessert, Lay Lay Wah, cuisinière et maman de jour, fée du logis et protectrice attentionnée, prépare avec mes inutiles conseils une fondue au chocolat. Les enfants participent, préparent les fruits (pommes, oranges, bananes). Tout le monde apprécie. Les gosses plongent leurs doigts dans le chocolat fondu, nettoient soigneusement leurs bols. Lèchent leurs doigts.
Leurs yeux brillent. Les nôtres aussi.
Nous rentrons à notre hôtel vers 22h00, accompagnés par la plupart des enfants.
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