Myanmar The Smiling Land


mercredi 31 mars 2010

Augban; jeudi 19 novembre 2009


La jeep, conduite par Phu Zaw, nous conduit à Augban. Papu, Nwe Nwe et Pitho se partagent le siège arrière. Ma femme et moi occupons le siège avant. C'est jour de marché à Augban.
Nous nous baladons pendant plus de 2 heures dans ce marché que nous apprécions. Il est très grand, s'étale dans de nombreuses ruelles ombragées de vastes toiles, envahit les rues du centre-ville. De nombreux Pa-Os, de plus rares Palaungs se mêlent aux autres ethies. Les gens sont pour la plupart aimables et souriants. Je prends de nombreuses photos.
En Suisse, nous avions réalisés des cartes postales à partir de nos précédentes photos. Ces cartes se vendent bien à la boutique RDS, procurant un revenu estimable. Nous avons donc décidé de renouveler l'expérience. C'est pourquoi je mitraille à tout va, sachant qu'un grand nombre de clichés n'auront pas la qualité nécessaire. Comme le soleil tape fort, les Birmans se tiennent à l'ombre. Du coup, rares sont mes portraits correctement exposés.
Je capture des scènes, des attitudes de loin avec un zoom. Pour les portraits, en revanche, je me rapproche et demande à la personne en face moi l'autorisation de la prendre. Rares sont les refus.
Après avoir savouré la meilleure mohinga de notre vie, nous nous rendons au bas de la ville. Devant une belle maison en bois, sous un abri de bambous, sont regroupés une dizaine de métiers à tisser. Des femmes et un homme confectionnent les tissus rouges et orangés qu'utilisent les Pa-Os pour réaliser leurs sacs et leurs écharpes. Les ouvrières sont très sympas et se marrent à notre vue. Quand je sors mon appareil photo, les rires explosent et les plaisanteries fusent.
Nous revenons à Kalaw, trainons un moment à la boutique puis passons du temps avec les enfants. Qui deviennent peu à peu les nôtres.
Ce soir, Lay Lay Wah nous a cuisiné des bâtonnets de navets cuits, une soupe de radis, du poulet avec une sauce curry, du riz. C'est monstrueusement bon. Ma femme et moi supposons que Lay Lay Wah a décidé de nous supprimer. En nous faisant exploser...
Après notre repas, Beh, une des filles, nous demandent de danser pour elle. Nous esquissons quelques pas tout en fredonnant une mélodie pour nous donner un rythme. Les enfants à leur tour se mettent à chanter. A danser. Beh a une voix magnifique. La soirée s'achève dans un délire de rires, de joie, de bonheur.

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