7h45: mohinga, bananes, papaye, ananas, pamplemousse. Hum!
Nous nous rendons au Bogyoke Market, le principal marché de la ville, de plus en plus tourné vers la clientèle touristique.
Nous faisons un tour puis allons changer de l'argent. Nous n'avons plus de dollars et nous proposons des francs suisses. Le taux n'est vraiment pas intéressant mais nous n'avons pas le choix. Nous allons dans une boutique que nous connaissons pour acheter des objets en laque. Nous marchandons longuement car les prix sont très élevés. Nous expliquons que nous revendons ces pièces en Suisse au profit de notre association. Un nouveau marchandage débute. Notre interlocutrice est tenace et ferme. En échange de notre promesse de revenir l'année prochaine, nous obtenons enfin des prix corrects.
Ailleurs dans le marché, nous nous renseignons pour des statuettes en bois de Bouddha mais les prix sont exorbitants. Nous laissons tomber. Un jeune homme me propose une dizaine de cigares pour 4000 Ks alors que le prix normal est de 200 Ks. Du coup, nous quittons le marché. Nous prenons un taxi et nous nous rendons à Shwedagon. Nous achetons nos statuettes chez un jeune marchand rencontré la veille. Le prix est honnête. Le vendeur est satisfait. Nous aussi. Nous reviendrons.
Nous rentrons à notre hôtel, achevons nos courses dans le supermarché d'en face, mangeons de délicieux raviolis frits dans un restau chinois. Nous lançons un dernier coup de fil à Kalaw. Nous tombons sur Nwe Nwe qui nous souhaite un bon voyage...
Nous disons au-revoir à Miss La La, grimpons dans un taxi et partons pour l'aéroport.
Toutes les formalités se passent très bien.
Mais nous rencontrons enfin deux Birmanes absolument détestables: les 2 employées chargées d'encaisser la taxe d'aéroport. Elles refusent nos billets de 10 $ tout neuf. Ils ne sont ni déchirés, ni abimés, ni annotés, ni, ni, ni... Pendant que ma femme cherche une personne susceptible de changer nos billets, j'observe le comportement des 2 femmes. La même mésaventure se répète fréquemment. Aux questions surprises des touristes en partance, elles répondent avec une arrogance et une impolitesse exceptionnelles. Les touristes se fâchent, s'inquiètent, se renseignent sans que cela ait le moindre impact sur les employées. Les touristes s'échangent des billets et grâce à la bonne volonté de chaque personne situé de ce côté de la vitre, les choses s'arrangent lentement.
Nous ne savons pas exactement pour quelle raison nos billets ont été refusés. Est-ce le visage imprimé? Grosse tête, petite tête? Est-ce le numéro de série? Nous serons plus prudents la prochaine fois. Que ce serait-il passé si nous n'avions pas pu changer nos billets?
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